Face à la menace croissante de drones malveillants, ou mal contrôlés, l’armée française explore toutes les options de défense: depuis six mois, elle entraîne quatre aigles royaux à chasser ces engins dans le sud-ouest du pays.

Entre deux départs de chasseurs Rafale, un drone s’élève dans les airs, son bourdonnement audible en bord de piste. Un piaillement strident se rapproche et vient couvrir ce bruit: c’est le «glatissement» de l’aigle, parti de la tour de contrôle à 200 mètres de là, qui fond sur sa proie. En une vingtaine de secondes, le drone est saisi dans les serres de l’oiseau, plaqué au sol, et le rapace couvre sa «proie» de ses ailes. Drone neutralisé, fin de l’exercice.

«Les aigles progressent bien, les résultats sont encourageants», analyse le «commandant Christophe» (les militaires ne donnent pas leur nom par mesure de sécurité), de l’Escadron des Services de la circulation aérienne, unité chargée d’évaluer cette capacité à plumes.

Déjà majestueux – bien qu’à 8-9 mois, ils soient encore «des adolescents» -, ces quatre aigles baptisés du nom des célèbres mousquetaires, D’Artagnan, Aramis, Athos et Porthos, sont entraînés depuis l’été à la chasse au drone à Mont-de-Marsan dans le sud-ouest de la France. Cette base aérienne est l’une des cinq en France dotées d’une fauconnerie, avec des faucons et des autours des palombes (un rapace proche de l’épervier) chargés d’ordinaire de «l’effarouchement» d’oiseaux près des pistes.

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